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H 120-140. L 210.
C m 58 max 70.
P 125-200.
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Description
Le Bubale est une grande antilope au dos incliné
caractéristique. Le front allongé se prolonge d’un pédoncule
osseux. Les cornes épaisses, en forme de U, sont crénelées.
Le corps est couleur sable légèrement brun, avec des nuances
plus foncées sur le devant des pattes. Une autre variété
a été décrite dans le Parc, le Bubale de Luzarche
(A. (Bubalis) b. luzarchei), qui se différencierait par un front
plus long.
Ecologie et régime alimentaire
Bien que le Bubale apprécie particulièrement
la savane herbeuse, on le trouve aussi en savane boisée. Il évite
la végétation dense. Il préfère les habitats
à Avoine rouge et d'Acacia broussailleux, où il sélectionne
les herbes pérennes. Il se suffit d’herbes à faible teneur
en protéines et peut se passer d'eau quelque temps. Aussi, le trouve-t-on
dans les zones les plus arides du Parc, aux alentours de Lingué-Kountou
et du Mont Assirik. Cependant, il vient souvent boire à la mare
de Simenti dans l'après-midi. Il pâture tôt le matin
et l'après-midi.
Organisation sociale
Le mâle défend son territoire contre tous
les autres Bubales pendant toute l'année. Son domaine vital comprend,
dans une zone non détrempée en saison des pluies, au moins
deux types différents de végétation proches d’un point
d'eau permanent, mais pas trop. Des petites hardes, composées de
10 à 20 femelles et jeunes, circulent entre les territoires. Les
mâles célibataires restent longtemps dans la harde, car ils
se soumettent au mâle dominant en s'approchant la tête baissée.
Ils bénéficient de plus d’un lien étroit entre mère
et fils : en effet, si le fils abandonne le troupeau, la mère quitte
aussi le territoire. Devenus plus âgés, les mâles forment
des hardes de célibataires qui se déplacent en périphérie
des territoires.
Comportement
Les Bubales ont un large répertoire de signaux
visuels. Les mâles territoriaux se postent en évidence sur
des promontoires et encornent ostensiblement la terre et la végétation.
La communication olfactive se fait par dépôt de fèces
et marquage par des glandes odorantes situées près des sabots.
Ce n'est pas une espèce bruyante, la plupart des sons émis
sont des croassements, des grognements et des meuglements. Les combats
réels sont rares mais sérieux, parfois même fatals,
soutenus par des coups de cornes et de longues chasses-poursuites.
Face aux prédateurs, les Bubales s’éloignent
en renâclant puis s'arrêtent. Acculés, il fuient en
file indienne et font parfois de grands bonds les pattes tendues. Il convient
d’être très prudent, car ils passent souvent devant le véhicule
avant de s’arrêter à quelques centaines de mètres.
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