NIOKOLO BADIAR
 
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... au Complexe écologique du Niokolo-Badiar. C'est l'une des  réserves naturelles les plus précieuses de l'Afrique. Ici ce concentrent presque toutes les espèces végétales et animales des savanes de l'Ouest du continent. 

Le Niokolo Badiar est un espace singulier et mystérieux à la fois. Il exhibe ses charmes au visiteurs pressé mail il distille ses secrets à qui veut prendre le temps de les observer. Dès que vous pénétrez dans ce sanctuaire, vous êtes frappés par l'abondance, la densité, la diversité du couvert végétal. Vous êtes sur le piémont du massif du Fouta Djalon en Guinée Conakry, où le Niger, le Sénégal et la Gambie prennent leur source. Le Complexe recouvre une très grande diversité de faciès géologiques, entre un bassin sédimentaire au Nord et un socle au Sud qui présente un relief plus contrasté. Son altitude reste modeste, le mont Assirik atteint 311 mètres et le mont Badiar culmine à 500 mètres. Ces contrastes offrent aux animaux l'eau, l'herbe, les arbres, les espaces découverts, sources de vie dont ils ont besoin . Le complexe, à cheval entre le Sénégal et la Guinée, forme une vaste étendue de plus de 1,5 millions d'hectares. Le noyau central est constitué par le Parc Transfrontalier du Niokolo-Badiar (950.000 ha), créé en 1990, et par les Forêts Classées de NDama et du Badiar Sud (75.000 ha). Son exceptionnelle valeur biologique a été reconnue par l'UNESCO et la partie sénégalaise du complexe, créée en 1954, a été classée comme Patrimoine Mondial et Réserve de la Biosphère en 1981.Cette imposante barrière verte joue trois rôles primordiaux. 

  • La stratégie de lutte contre la désertification en Afrique de l'Ouest et la régularisation du régime du fleuve Gambie. La superficie du Complexe Niokolo-Badiar est presque équivalente à la superficie totale du bassin versant de la Haute Gambie. Situé dans le domaine soudano-guinéen avec une pluviométrie variant entre 1000 et 1400mm/an, le Niokolo-Badiar est traversé par environ 200 km de méandres du fleuve Gambie et par deux de ses affluents principaux, le Niokolo Koba et la Koulountou.
  • La conservation de la biodiversité. C'est une région de savane dont la flore et la faune sont extrêmement variées: 1.500 espèces de plantes vasculaires, 80 espèces de mammifères, 330 espèces d'oiseaux, 36 espèces de reptiles, 20 espèces d'amphibiens et 60 espèces de poissons. parmi les mammifères, ( espèces sont rares ou menacées : le Colobe bai, le Chimpanzé, l'Éléphant, l'Élan de Derby et le Lycaon.
 
Sous ce climat, les hommes se sont installés depuis très longtemps et ils ont façonné ce paysage de savanes en utilisant l'outil le plus simple à leur disposition : le feu. Grâce au feu, les hommes ont favorisé la pousse de l'herbe et ont limité la croissance des arbres aux zones les plus humides comme ces fonds de vallées occupées par des bambouseraies et les galeries forestières luxuriantes. Et aujourd'hui, le feu est toujours utilisé dans le Complexe pour gérer la savane et pour maintenir un potentiel élevé d'herbivores. Dès le milieu du mois de novembre, les gardes mettent le feu progressivement aux pâturages à graminées pérennes, à partir des pistes. Sur ces espaces brûlés et couverts de cendre, on voit apparaître localement un regain de pousses vertes indispensables aux animaux paisseurs. A partir de janvier, le Complexe prend sa parure de saison sèche avec des tons de savane et d'ocre. La poussière brouille les horizons et le vent est omniprésent aux heures chaudes  du jour. Les cours d'eau et les mares s'assèchent, il ne subsiste que quelques points d'eau où toute la faune se retrouve. La meilleure période pour observer le plus grand éventail d'animaux se situe de mars à mai, malgré la forte chaleur. 

Après les premières pluies de juin, le paysage s'anime de façon spectaculaire. Les sols les plus secs se recouvrent d'un léger gazon et de nombreuses fleurs. Les insectes se multiplient. L'eau revient dans les mares. Les animaux se dispersent à nouveau et la végétation herbacée restera verte jusqu'en novembre. Ainsi, passent les saisons au Niokolo-Badiar.


 A propos de cette plaquette
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