| Difficile d'accès,
le Mont Assirik s'offre aux visiteurs munis d'un véhicule 4x4. Le
Mont dresse une silhouette qui apparaît de loin comme desséchée.
Le relief est composé de ces larges plateaux cuirassés, les
"bowé" en langue peul, parcourus chaque année par le feu.
En saison des pluies pourtant, ils se couvrent de l'un des meilleurs pâturages
de la région.

C'est la zone du parc qui est le véritable
sanctuaire de la nature. Vous aurez la possibilité d'y voir des
espèces devenues ailleurs très rares, comme l'éléphant,
l'élan de Dery, le potamochère, et le chimpanzé. Grâce
à la création du Parc, à partir des années
50, la population d'éléphants, estimée à l'époque
à une trentaine d'individus, a pu se reconstituer jusqu'au
début des années 70. Les années de sécheresse
ont été celles du grand braconnage. Les éléphants
ont subi des pertes énormes. Actuellement, on assiste à un
début de reconstitution de leur population à travers le Parc.
Il subsiste plusieurs troupeaux, un sur le Niokolo Koba, un sur Assirik
et quelques individus isolés entre Badi et Simenti. Ils font aujourd'hui
l'objet d'un suivi scientifique et d'une protection rapprochée.
Plusieurs jeunes ont été identifiés et on peut cultiver
l'espoir raisonnable de voir survivre les derniers éléphants
du Sénégal.
La
piste qui monte au sommet permet d'apprécier deux milieux de compositions
très opposés. D'une part voici les plateaux latéritiques;
ils répètent cette vision de savane rase, faiblement arbustive, austère, piquée de termitières champignons. D'autre
part, sur certaines lignes d'horizon, on découvre le faîte
d'arbres élevés, d'essences guinéennes qui forment le sommet de voûtes d'extraordinaires galeries forestières.
Au poste d'Assirik, par exemple, on découvre que les arbres vivent
au pied de parois très abruptes où l'on trouve des sources
permanentes. |
Et c'est un autre monde qui apparaît,
comme une sorte d'oasis vibrante de bruits d'insectes et de chants d'oiseaux.
ce micro-climat y est plus humide, propice à différentes
espèces de batraciens, à un grand nombre de papillons, à
des coléoptères, et à beaucoup d'oiseaux, même
des martins-pêcheurs. Et sur les branches, vous verrez des gros nids
sommairement construits, pour la nuit, par chacun des chimpanzés
vivant là.
Ces primates sont incontestablement l'un des attraits
majeurs du Mont Assirik, ils sont très discrets et toujours vigilants.
Un autre attrait, en espace découvert, est l'élan de Derby,
c'est la plus belle et la plus grande antilope au monde. Certains
mâles peuvent peser plus d'une tonne. Le Niokolo Koba est leur dernier
refuge au Sénégal. En saison des pluies, ils peuvent migrer
vers l'Est jusqu'au Mali voisin.
Le Mont Assirik
Cliquez pour agrandir et sélectionner les
animaux (Image 58 Ko)
|