Ile de Gorée

Historique

 

L’histoire de l’île de Gorée n'est guère idyllique.

Découverte en 1444 par des marins portugais sous le commandement de Denis Dias, l’île fut baptisée ’’Palma’’ mais elle est également nommée "Beseguiche" dans des documents d'époque, alors que les populations locales l'appelaient "Bir" ou "Ber". La marine hollandaise s’en saisit en 1588 qui la rebaptisa ’’Goede reede’’ (= bonne rade) d’où son nom de Gorée.

Le 1er novembre 1677, le vice-amiral d’Estrées s’en empara pour le compte du roi de France. Le chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal, qui n’aimait guère Saint-Louis transféra sa résidence à Gorée en 1785. L’île fut par la suite occupée par les Anglais avant d’être restituée à la France en 1817.

L’ île présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d’un continent avec lequel s’ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée. Sa prospérité fut liée au commerce et plus particulièrement à celui des esclaves qui étaient à la base de l’organisation économique des colonies d’Amérique.

Gorée fut donc un de ces lieux de transit où les captifs étaient rassemblés, enfermés puis embarqués pour l’autre rive de l’Océan.

L’abolition de l’esclavage en 1848 sonna le glas des espérances de l’île. Dakar fut fondée en 1857 et l’activité s’y déplaça rapidement. La population de l’ île tomba de près de 5 000 habitants en 1832 à 600 en 1931. L’ île de Gorée fut annexée à Dakar en 1927.

Sous la houlette de son conservateur, M. Joseph Ndiaye, le visiteur découvrira «la Maison des Esclaves » (entrée 200 CFA, fermeture le lundi), qui fut à une époque la propriété du frère de la signare Anne Pépin, maîtresse du Chevalier de Boufflers.

 

La Maison des Esclaves

 
Jardin Botanique
 
Gravure de Gorée - XVIIIème siècle
 
La Falaise